Patrimoine

La Halle aux grains

La Halle de Saint-Calais est construite en pierre de tuffeau et en briques, selon un courant architectural du XIXème qui est « L’historicisme ».

En effet, son plan massé et ses quatre tourelles reprennent l’architecture des châteaux de la Loire. Elle est construite sur l’emplacement de l’église abbatiale, dont la charpente du XVème siècle a été réutilisée. L’architecte de la Halle est Eugène Landron (1816-1895), ayant également réalisé l’abattoir et restauré l’église Notre-Dame de Saint-Calais.

 

L’Église Notre Dame

Composée d’une nef centrale terminée au chevet par un mur droit percé d’une fenêtre ogivale, et accompagnée de bas-côtés à l’extrémité de l’un desquels s’élève le clocher de 58 mètres. Les quatre travées supérieures sont du XVème siècle. L’église étant trop petite à la fin du XVème, elle fut rallongée de trois travées représentant environ 14 m d’espace au sol.

La façade Renaissance offre une belle porte sculptée du XVIème retraçant quatre scènes de la vie de la Sainte-Vierge, attribuées par l’Abbé Froger au sculpteur Guillaume Le Houx (guirlande de houx, cornes d’abondance et ses initiales M.G.L.H.).

 

Les ruines du château

La seigneurie de Saint-Calais est constituée au XIème siècle, quand le Comte du Maine Herbert Eveille Chien, pour contrebalancer la puissance naissante de l’abbaye, autorise un de ses chevaliers, Guillaume, à construire un château.

Il reste de celui-ci une motte d’une hauteur de 10 m. L’ensemble fortifié d’origine était plus important, avec un fossé et deux séries de murailles. Les vestiges actuels du château sont probablement plus tardifs (XIIème) : il s’agit d’un gros donjon carré orienté au sud, et des restes d’une autre tour. Ce château s’insérait dans un réseau de fortifications (Mondoubleau- Montoire…) car on est dans une région de frontière, aux XIème et XIIème, entre Français et Anglais.

Les lavoirs et les Quais de l’Anille

La rivière de l’Anille a joué un important rôle économique dans l’implantation de l’abbaye puis du bourg. Elle alimentait des tanneries, des moulins et de nombreux lavoirs, dont une trentaine sont aujourd’hui toujours visibles. Dès 1797, pendant la Révolution, son cours est en partie domestiqué par le creusement d’un canal, qui est censé éviter les inondations. Les quais deviennent une promenade publique dès 1802, et un lavoir public est construit dès 1805. De petits pavillons en briques existent aussi au bord du canal, à usage de loisir, qui donnent un charme supplémentaire à ces rives de l’Anille qui sont classées depuis 1943.

 

Le tribunal

Sous le consulat de Bonaparte, en 1800, Saint-Calais devient sous-préfecture. Peu après, en 1802, une salle d’audience pour le tribunal de 1ère instance est aménagée dans l’ancienne église de l’abbaye. Ce n’est qu’en 1839 que le préfet, en accord avec la municipalité, reconnaît que la salle existante est insuffisante, et qu’un nouveau plan est dressé (par l’architecte départemental) au fond du mail, à l’emplacement du marché aux chevaux.

Il s’agit d’un édifice de style néoclassique, qui fait donc référence à l’Antiquité, et qui a pour but d’incarner le pouvoir de l’administration judiciaire. Il fut inauguré en 1843. Ce bâtiment est en tuffeau, une pierre blanche typique de la vallée du Loir.